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La qualité du sperme a-t-elle une influence sur la réussite d’un traitement par don d’ovocytes ? Une étude de Tambre apporte de nouvelles réponses 

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Une étude présentée par l’embryologiste Carolina Andrés lors du congrès FFER 2026 analyse plus de 13 000 spermogrammes et des milliers d’embryons afin de comprendre comment les différences de qualité du sperme peuvent influencer le développement embryonnaire et les résultats reproductifs. 

La qualité du sperme peut-elle affecter la réussite d’un traitement par don d’ovocytes ? Existe-t-il des différences selon le pays d’origine de l’homme ? Et, si oui, influencent-elles réellement les chances d’obtenir une grossesse ? 

Voici quelques-unes des questions sur lesquelles l’équipe du laboratoire de Tambre Fertility Clinics s’est penchée dans une étude présentée par notre embryologiste Carolina Andrés lors du congrès FFER 2026, l’un des événements scientifiques consacrés à la médecine de la reproduction en France. 

La communication, intitulée « L’origine du conjoint influence-t-elle les résultats en don d’ovocytes ? De la qualité spermatique aux résultats cliniques », apporte des informations sur le rôle du facteur masculin dans les traitements de procréation médicalement assistée.

Pourquoi étudier la qualité du sperme dans les traitements par don d’ovocytes ?

Lorsqu’on aborde la question de la fertilité, on accorde généralement beaucoup d’attention à l’âge de la femme et à la qualité des ovocytes. Cependant, le sperme joue également un rôle fondamental dans la fécondation et le développement des embryons. 

Nous savons que sa qualité peut être influencée par des facteurs génétiques, environnementaux et liés au mode de vie. Des différences ont même été observées dans certains paramètres séminaux entre des hommes originaires de différents pays. 

Mais une question importante se pose : ces différences se traduisent-elles réellement par une diminution des chances d’obtenir une grossesse ? 

Pour y répondre, les chercheurs de Tambre ont étudié des traitements par don d’ovocytes utilisant le sperme du partenaire. 

La raison est simple : en utilisant des ovocytes de donneuses, on réduit l’influence de certains facteurs liés aux ovocytes. Cela permet d’étudier avec plus de précision le rôle du sperme et de vérifier si ses caractéristiques affectent la qualité des embryons et les résultats du traitement.

Plus de 13 000 analyses de sperme et 4 400 embryons étudiés 

L’étude s’est appuyée sur des données recueillies chez Tambre pendant dix ans, entre 2015 et 2025. 

Afin de mieux comprendre la relation entre la qualité du sperme et les résultats reproductifs, l’équipe a étudié trois aspects : 

  • La qualité du sperme : 13 251 spermogrammes d’hommes issus de huit pays ont été analysés, en accordant une attention particulière à des caractéristiques telles que la quantité et la motilité des spermatozoïdes. 
  • La qualité des embryons : 4 496 embryons issus de 2 578 cycles de don d’ovocytes avec le sperme du partenaire ont été étudiés. 
  • Les chances de grossesse : les résultats de 3 083 transferts d’embryons congelés ont été évalués. 

Les chercheurs ont ainsi pu vérifier si les différences initialement observées dans le sperme se retrouvaient également dans les embryons et, surtout, si elles influaient sur le résultat final du traitement. 

Quelles ont été les conclusions de l’étude ? Des différences dans le sperme, mais des résultats similaires 

Les résultats ont montré certaines différences dans la qualité du sperme selon le pays d’origine de l’homme. 

L’une des caractéristiques qui variait le plus était la motilité progressive des spermatozoïdes, c’est-à-dire leur capacité à se déplacer vers l’avant. 

Bien que ces différences aient été statistiquement significatives, leur ampleur était faible. 

Et qu’en est-il de l’analyse des embryons ? 

C’est là que nous avons constaté l’un des résultats les plus intéressants : 90,6 % des embryons étudiés étaient de bonne qualité, sans différences significatives entre les pays analysés. 

Dans certains groupes, on a observé une proportion plus élevée de cycles comportant au moins un embryon de mauvaise qualité. Cela ne s’est toutefois pas traduit par de moins bons résultats en matière de grossesse. 

En effet, l’étude a montré que les taux de grossesse et de naissance vivante étaient similaires entre les différents pays. 

En d’autres termes, même si de légères différences existaient dans la qualité du sperme, celles-ci n’ont pas eu d’impact significatif sur les résultats reproductifs finaux

Que signifient ces résultats pour les patients ?

Cette recherche permet de mieux comprendre l’influence du facteur masculin dans les traitements par don d’ovocytes. 

Les résultats suggèrent que le recours à des ovocytes de donneuses et la sélection des embryons peuvent contribuer à réduire l’impact de certaines différences de qualité du sperme. 

Mais cela ne signifie pas pour autant que la qualité du sperme n’ait plus d’importance. Son analyse reste essentielle pour détecter d’éventuelles anomalies et déterminer quel traitement offre les meilleures chances de réussite dans chaque situation. 

Cela ne signifie pas non plus que le pays d’origine détermine la fertilité d’une personne. Les différences observées concernent des groupes de population et ne permettent pas de prédire les résultats individuels. 

C’est pourquoi, chez Tambre, nous défendons l’importance d’étudier chaque cas de manière personnalisée, en tenant compte de tous les facteurs pouvant intervenir dans la reproduction. 

La recherche pour continuer à progresser en médecine reproductive 

La participation de Carolina Andrés au FFER 2026 reflète le travail scientifique mené par l’équipe de laboratoire de Tambre et notre engagement en faveur d’une médecine de la reproduction fondée sur des données probantes. 

Depuis 1978, la recherche et l’innovation font partie intégrante de notre parcours. Un engagement que nous poursuivons à travers la Fondation Tambre, en favorisant les connaissances scientifiques et leur application dans la pratique clinique. 

L’analyse de milliers de cas et la présentation des résultats lors de congrès internationaux nous permettent de continuer à apprendre et à mieux comprendre quels facteurs influencent réellement la réussite des traitements.